Pourquoi il ne faut pas boire sur son lieu de travail …
40 % des Français consomment de l’alcool sur leur lieu de travail. Ca paraît incroyable comme ça mais en réalité, ce ne sont pas les occasions de boire qui manquent. Pour commencer, il y a la pause déjeuner. La terrible pause déjeuner, arrosée de p’tit Blanc ou d’un coup d’Rouge, voire des deux. Alors quand on se tape la complète apéro + vin x 2, il arrive qu’on titube légèrement sur le chemin du retour vers les bureaux (ou qu’on se montre anormalement familier avec le DRH, dans l’ascenseur).
Il y aussi les pots de départ, où les gobelets avec du coca ne contiennent pas que du coca. “C’est normal, Francis ! Pour ton départ, c’est champagne minimum !” Et hop ! Tournée générale de la part de Francis ! Le fait que ce soit la dernière et la première fois que je te vois n’y change rien … Résultat, il reste 2 heures à tirer, et c’est franchement dur de s’y remettre (trop triste de voir Francis partir …). Ensuite, il y a toujours les braqués qui emmènent leur thermos à café, sauf que dedans, c’est pas du café, où alors c’est un café froid drôlement corsé (ça vaut aussi pour quelques bouteilles d’eau au faciès chelou). Si vous voyez que votre collègue ne vous propose jamais un peu de son café, ne vous étonnez pas.
Je sais, l’alcool semble être, a priori, un remède plus-que-séduisant à l’ennui chronique au boulot. On est tout gai, on rigole bêtement en recevant la newsletter de CBNews, on fait plein de blagues à caractère sexuel à ses collègues d’open space (qui, pour toute réponse, plongent le nez dans leur écran, en faisant mine de ne pas avoir entendu). On croit que ça fera passer la journée plus vite mais c’est un très mauvais calcul et voici pourquoi.
Premièrement, comme le laissait suggérer le passage sur les blagues à caractère sexuel (que je vais vous épargner, parce que franchement, non, inutile de passer pour plus beauf qu’on ne l’est) (bon d’accord, je vais vous faire une blague, mais ce n’est pas la mienne, c’est celle de ma COLLEGUE A***-S***** qui se reconnaitra : “Comment appelle-t-on un chat tout terrain ? … Un Cat-Cat …”) (vous n’avez pas ri ? vous avez trouvé ça nul ? 1) il faut vous en plaindre à A***-S***** et 2) c’est ce que j’essaie d’exprimer depuis tout à l’heure mais que je n’arrive pas parce que mes phrases n’ont plus ni queue ni tête (hmm, ça m’inspire une nouvelle blague à caractère sexuel …). Bref, passons à l’argument numéro 2.
L’argument numéro 2, c’est que cette espèce d’ivresse béate et un peu gogole (il faut l’admettre), si elle n’est pas régulièrement entretenue, finit par retomber, irrémédiablement, pour vous plonger dans une apathie baveuse et imbécile, encore pire que votre état standard (qui n’est déjà pas fameux). Sans parler de l’inévitable coup de barre-coup de pute de 16h, avec mal de tête et langue pâteuse à la clé. Ca, pour draguer le créa du 5ème étage, c’est pas le top (enfin, de toute façon je dis ça, je dis rien, le créa du 5ème étage, il est réservé pour A***-S*****. D’ailleurs, avec sa blague de Cat-Cat, elle est en bonne voie pour choper).
L’argument numéro 3 est déontologique (on sort les grands mots). Bah oui, boire, c’est mal. Boire sur son lieu de travail, c’est encore pire. Honte à moi. Et j’ai une montagne de taff qui m’attend. Vais devoir faire des heures supp pour terminer ça …
L’argument numéro 4, c’est que normalement, quand on a lu les trois précédents, on n’a pas besoin d’un quatrième. Voilà. Paix à votre âme. Prions St Cuve de Sancerre.
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~ par procrastineuse le avril 16, 2009.
Publié dans Questions existentielles
Tags: absurde, alcool, liste, travail

Moi aussi je mets une option sur le créa du 5ème. Non mais !
Y’a aussi certains aspects “historiques” dans les grandes entreprises françaises, qui aident souvent à l’apéro du vendredi midi.
Je sais, pour le vivre de l’intérieur, que ce genre de pratique est un excellent moyen d’intégration sociale, de désintégration neurale, et paradoxalement une preuve de sympathie de la part des participants.
Même le gars gros, vieux et moche devient sympa pour la semaine suivante s’il vient prendre l’apéro.
L’alcool au boulot est prohibé un peu partout, mais les “anciens” gardent cet esprit fédérateur, qui se cimente seulement autour d’un gorgeon. Ou d’un godet bien rempli.
Et pis prendre l’apéro, c’est pas forcément se souler le crâne : faut savoir rester raisonnable.
Tout s’éclaire enfin ! (rapport à la boisson…)
Boire au boulot moi? Impossible je n’aime pas l’alcool. D’ailleurs je n’ai pas de vices, sauf si on considère le cannabis comme un vice. Et même ça je vais arrêter, car à chaque fois je fais tomber une boulette qui brûle mes pulls en laine; Du coup j’ai plus rien à me mettre pour mes séances de Mohair-pervers