Les bonnes pubs d’antan
•juillet 3, 2009 • 3 commentairesVil poil, j’aurai ta peau !
•juin 10, 2009 • 3 commentaires
Je suis un homme, je suis poilu comme une tortue et je ne suis pas gay. Ca c’est fait, c’est dit, on y revient plus. Et j’compte sur vous.
Jeudi dernier, un très bon ami dont le pelage est plus comparable à celui d’un ours couvert de produits Saint Maclou qu’à celui d’un oeuf, m’a appelé à l’aide. Le genre d’aide qu’on ne demande qu’à un bon pote, suffisament taré pour dire oui avec un grand élan de bonne humeur et de spontanéité positive quand on lui propose un saut à l’élastique ou une soirée à mater la téloche avec le Sport Elec branché pleine balle dans des endroits inavouables. Un genre de débile au capital sympathie énorme, mais vraiment totalement débile, hein. Pour résumer, le seul mec assez allumé qu’il a trouvé, c’est moi. Mais pour quoi faire ? Epilation totale ! Ouais !
Dans ma jeunesse, j’ai pratiqué la natation à un relativement bon niveau, ce qui m’a permi de tester entre 14 et 17 ans les différentes méthodes d’épilation pour mes p’tites gambettes, afin d’être plus rapide (mon cul ouais !) en compétition. Ouais, Mesdames, je connais ce supplice, je vous comprends. Continuer la lecture ‘Vil poil, j’aurai ta peau !’
Si Wikipédia était un livre …
•juin 7, 2009 • Laisser un commentaireLes bonnes pubs sexistes
•mai 18, 2009 • Un commentaireDe la Connerie comme bénédiction, par Rastagnic
•avril 27, 2009 • 3 commentairesLa bêtise est une longue patience, de même que le talent. Il faut beaucoup de science pour en faire preuve efficacement, en expert. Il faut du savoir pour en allumer les mèches et les entortiller autour des péripéties insignifiantes du nombrilisme et les édifier en élucubrations tourbeuses. Du souffle et de l’audace, également. De l’audace et de la vanité, aussi. Il ne faut pas chercher trop loin pour trouver cela rassemblé en un seul et même être. Mais certaines personnes, exceptionnelles en tous points de vue, les compilent en une telle quantité qu’ils méritent une distinction toute particulière.
Pour se les imaginer, il s’agit d’adjoindre à ce que nous avons précédemment évoqué un soupçcon de vanité, de fortune, et l’aveuglement que confère ce contentement de soi-même qui permet d’attirer les femmes. Un contentement comparable à celui du bourgeois d’antan se rendant au bordel après la murge, les poches encore bien pleines, assuré de trouver chaussure à son pied.
N’en jetez plus, voici l’Idiot parfait. L’Idiot en Idée comme le formulerait Platon. Continuer la lecture ‘De la Connerie comme bénédiction, par Rastagnic’
Qu’est-ce qu’un mohair pervers ?
•avril 23, 2009 • 3 commentaires
Les perversions sexuelles, c’est comme les goûts et les couleurs : ça ne se discute pas. En principe. Moi j’ai très envie de discuter, pour le coup, de débattre même de l’improbable fétichisme de la laine, qu’incarne le Mohair Pervers. On voit ces superbes combinaisons, qu’on imagine tricotées avec ferveur, et on se dit : “What the Fuck ??”. Est-ce parce que le contact de cette laine est particulièrement agréable ou bien sont-ce les formes patatoïdes qui mettent en alerte verticale les sens du Mohair Pervers ? J’anticipe votre question “Mais comment as-tu trouvé ça??” et je m’empresse d’y répondre. Je n’y suis pour rien ! On me l’envoie, de toutes parts, en pensant que ça pourrait m’intéresser ou me rassurer : “oui, il y a plus tordu que toi” … (pour le coup, merci Y, via www.bienbienbien.net). Revenons au Mohair Pervers. Continuer la lecture ‘Qu’est-ce qu’un mohair pervers ?’
“Au tribunal des dieux”, par Rastagnic
•avril 21, 2009 • Laisser un commentaire
J’aurais bien sorti mon carnet, compulsé mes notes et recopié au propre, au traitement de texte, l’un de ces morceaux de romans que je mènerai Dieu seul sait où, et pour Dieu seul sait quels lecteurs… Le travail, enfin si l’on peut appeler ainsi cette attente béate de l’avènement de sa propre résignation, n’est pas accablant en ce début d’été. En fait, le travail, je n’y crois pas. Il n’y a que des châtiments et des passions.
Les choses vont leur train d’inertie. Ce soleil, dont l’absence ou la présence fait naître plus du trois-quart des conversations à la machine à café, je ne l’avais pas vu de toute la semaine. Il frappait allègrement dans les carreaux de l’immeuble d’en face. Un grande roue en or qui s’effilochait abondamment. Continuer la lecture ‘“Au tribunal des dieux”, par Rastagnic’
Gontran
•avril 20, 2009 • Un commentaire
On a tous un Gontran dans notre bande de potes. La particularité de Gontran, que je connais depuis deux ans maintenant, est qu’il arrive à lever un nombre obscène de nanas, toutes plus jolies les unes que les autres, en dépit d’un physique franchement en-dessous du minimum syndical. La première erreur que tu commets en rencontrant Gontran, c’est de le sous-estimer. Ou de lui confier ta copine. D’ailleurs, tu réalises très vite la force de frappe de ce type dès qu’une fille un peu potable entre dans son champ de vision. Il s’approche d’elle et tu peux lire sur son visage d’abord sceptique et condescendant qu’elle est intriguée, oui, elle l’écoute, elle sourit une fois, deux fois, puis elle éclate de rire, se mordille une mèche de cheveux ou réajuste son décolleté. Sept minutes plus tard (montre en main), elle est conquise et elle accepte de le suivre (dans un café, dans un ciné, dans un hôtel). Et toi, tu te retrouves comme un con, seul, dans le bar. Tu paies l’addition et tu rentres chez toi, dépité, mater un film de boules en streaming.
Un jour, on a demandé à Gontran : « Mec, c’est quoi ton secret ? ». Au début, il a nous a rembarrés « Vous ne pouvez pas comprendre, vous, les crève-la-chatte », mais on l’a tellement charrié qu’il a fini par lâcher le morceau. Continuer la lecture ‘Gontran’
Petit chef, j’écris ton nom, par Rastagnic
•avril 17, 2009 • Laisser un commentaire
J’avais pensé me borner à l’indulgence, au silence, à la passivité. Quand il commença à disserter sur je ne sais plus quelle insulte, qu’il qualifia de tout à fait « insultante » avant de partir d’un rire contenté. Son rire de petit garçon qui espère lire l’admiration dans les yeux de ses pareils à le voir faire tourniquer les mots avec autant d’esprit. Leur regard de créateurs. Car eux-seuls pouvaient le transformer en quelqu’un. Il avait besoin de leur assentiment à tous pour se muer en homme. Il n’y était jusqu’à présent parvenu qu’avec l’un de ses collègues, le seul qu’il puisse se permettre de piquer de quelques sarcasmes. Et ses parents, sans doute.
Au vrai, je craignais aussi l’éventualité d’un incroyable concours de circonstances qui l’amènerait à tomber sur le résultat rédigé des macérations haineuses qui sont à près les seules animation de mes journées de productivité.
Cette dernière pédanterie eut raison de mes scrupules.
Cela serait un procès à charge, sans compromission. D’autant que je l’entendais une fois encore accumuler les clichés, de sa voix nasillarde et confiante en l’équilibre de sa situation. Il parlait de femmes moches, je crois. Il parlait de « gros cul », de « lunettes à sextuple foyers » (car d’un seul adjectif il faisait exister un objet en six exemplaires). Par le jeu d’une sourde complicité avec lui, le monde filait sa trame, dans le scénario qu’il dessinait depuis son poste, derrière son gros ordinateur connecté à la version numérique de la Terre entière. Continuer la lecture ‘Petit chef, j’écris ton nom, par Rastagnic’







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